Aristote

Naissance d’Aristote 380 av. J.C.. Aristote appartient à la poésie, à la philosophie, à l’éloquence, à l’histoire naturelle, à la politique ; son génie embrasse tout le domaine du talent. Né à Stagire, en Macédoine, il quitta sa patrie dès sa jeunesse pour étudier la philosophie sous Platon[1]. A la naissance d’Alexandre, Philippe roi de Macédoine lui écrivit : « je vous apprends qu’il m’est né un fils, et j’en remercie les dieux non as tant de me l’avoir donné que de l’avoir fait naitre du temps d’Aristote. »Chargé de l’éducation du jeune prince, le philosophe revint à la cour : il y composa un traité de logique, le plus étonnant des es ouvrages. Cette doctrine qui est celle du raisonnement, devient la base de toutes les autres ; et l’on ne peut assez admirer avec quelle sagacité l’auteur a réduit tous les raisonnements possibles à un si petit nombre.
Dans la Poétique, il définit la poésie et l’éloquence, en peint l’origine et le progrès, en fixe les règles générales et particulières.
La Rhétorique a servi de modèle à Quintilius, qui a emprunté ses idées principales, ses définitions, ses subdivisions. Tous les traités politiques d’Aristote furent composés pour l’éducation d’Alexandre ; et ces deux noms, dit Laharpe, forment après tant de siècles une belle association de gloire.
Aristote écrivit une histoire des animaux, l’un des plus beaux comme l’un des plus grands monuments de l’antiquité. Alexandre fournit à son maître 800 talents (environ 9.000.000 de francs de notre monnaie), et donna des ordres pour faire chercher les animaux les plus rares, dans toutes les parties de la terre, pour la composition de ses ouvrages. Buffon lui-même a dit dans un de ses discours : « l’histoire naturelle d’Aristote est encore aujourd’hui la meilleure ».
Lorsqu’Alexandre partit pour la conquête des Perses, Aristote revint à Athènes, professa à nouveau la philosophie ; les Athéniens lui donnèrent un lycée pour y établir son école ; et ses disciples prirent le nom de péripatéticiens (parce qu’il enseignait en se promenant).
Aristote tenait son école dans le Lycée à Athènes. Les concours des auditions étaient nombreux. Son rare mérite ne manqua pas d’attirer contre lui l’envie qui n’épargne jamais les grands hommes. Elle fut sans effet tat que vécut Alexandre. Mais à peine ce conquérant était il mort que ses ennemis se déchaînèrent et l’accusèrent d’impiété. Pour se soustraire à la persécution ce philosophe se retira à Chalais, dans l’île d’Eubée, où il mourut à l’âge de 73 ans. Il fut singulièrement révéré à Stagire, sa patrie. Ses concitoyens lui élevèrent des autels, et célébrèrent une fête en son honneur…
Aristote est le plus beau génie, l’esprit le plus vaste dont s’honore l’antiquité. On ne sait ce qu’on doit admirer le plus dans ce philosophe ou de sa profonde et vaste érudition, ou de la prodigieuse multitude d’écrites qu’il a laissés, ou de l’agrément de son style. Sa philosophie n’était point cette raison sauvage qui s’enfonce dans les bois par mépris pour les humains ; il était homme de bonne compagnie, avait toute la politesse d’un courtisant, et toutes les qualités d’un véritable ami.
La tête de cet écrivain était fortement organisée, ses opinions en philosophie et physique, quoique erronées, ont régné universellement pendant 20 siècles. Ce n’est qu’au 17ème siècle que Descartes l’a non seulement combattu, mais détrôné ; toutefois son triomphe n’a pas été de longue durée, sa doctrine ayant été abandonnée un siècle après et remplacée par celle de Newton, qui a érigé un nouveau temple à la vérité.


[1] Après la mort de ce philosophe, dont les disciples se partagèrent en 2 sortes, Xénocrate continua l’école de Platon et Aristote forme celle des péripatéticiens. La réputation d’Aristote était tellement étendue et son mérite si extraordinaire qu’à la naissance de …






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